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Je suis en manque…

En manque de Mr B#ricotruc, L#eroy Merline  et autre B#rico Machin !

Ma petite âme de bricoleuse en prend un sacré coup !

 

Pourtant, j’y mets du mien, je vous assure.

Et j’avais même laissé un peu de temps depuis mon dernier achat ! Une petite scie sauteuse électrique, (parce que par cette chaleur, à peine vous avez coupé une planche que vous pouvez aller prendre une douche !) et de retour à la maison, j’ai vu qu’il n’y avait pas de lame dans la boite avec la scie. Je suis retournée au magasin, qui n ‘en n’avait pas… et au bout de trois jours et un certain nombre de boutiques… j’en avais enfin trouvé! (et je n’ai pas acheté un modèle rare pourtant, la basique d’une marque connue). Donc après cette expérience, j’ai laissé passer un peu de temps pour être plus détendue J et allée dans le plus grand magasin de la ville, où les vendeurs commencent à me connaître ( pff encore elle !), j’avais même préparé mon petit papier avec les traductions dont je risquais d’avoir besoin, une fois encore pour être plus détendue J

Choisissant le milieu d’après-midi, je me doutais que ce serait calme (c’est peut-être là une de mes erreurs).Donc il est 15 heures, il fait 30 degrés. Un client dans le magasin, à la caisse, les 5 vendeurs derrière le comptoir (on n’accède pas aux rayons, c’est là mon malheur !); donc les 5 vendeurs sous le ventilateur industriel à « taper la discute » ou fofoquer comme on dit ici. Alors quand j’arrive, ils se regardent et se demandent qui va se dévouer pour me servir… (re-pff, encore elle !)

Je commence par demander un produit pour mon carrelage d’extérieur qui s’effrite avec la pluie, le soleil… «  Ah non, c’est pas ici, il faut aller dans un magasin de construction ». Ah bon, c’est écrit «  tout pour la construction de votre maison » sur la façade du magasin.

Je demande ensuite du papier de verre que je traduis littéralement en portugais, sûre de mois. Et ben là encore, chou blanc. A force d’explications et de mimes, le vendeur comprend et m’apporte des feuilles « lixa d’agua », qu’on pourrait traduire par « polisseur d’eau », c’est joli et drôle comme traduction !

Le dernier élément dont j’avais besoin était un serre-joint. Je montre mon petit papier et ça ne parle pas à mon vendeur (faut vraiment que je change de dictionnaire !). Alors : re-mimes et  petit dessin pour obtenir ce que je veux.

Dernière étape, le paiement. Le vendeur tape les codes de mes achats dans un ordinateur, me sort une facture, que valide le patron. Puis je passe à la caisse, deux jeunes femmes s’affairent sur le clavier, le client précédent veut payer en plusieurs fois ses achats, on calcule, re-calcule. La patronne, au téléphone, surveille d’un œil les opérations ; arrive mon tour, la caissière retape les codes dans son ordinateur à elle, les codes ne sont pas bons, grrr…

Une dizaine de minutes plus tard, ayant enfin réussi à régler mes achats ( un peu crispé le sourire quand même), je repasse devant le patron, (pour validation et re-re-vérification) puis mon vendeur- qui était reparti à fofoquer avec ses collègues- me délivre enfin mes trois feuilles de papiers de verre et mon serre-joint ! Yes! 

Et ne me demandez plus à quoi je passe mes journées!